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Bernard Tapie pense que François Hollande n'est pas "complètement étranger" à sa maladie

mardi 27 mars 2018 à 13:59

Ce mardi 27 mars dans les colonnes du Figaro, Bernard Tapie revient sur l'affaire Adidas dans laquelle il a été condamné à rembourser 404 millions d'euros à l'État en six ans. L'homme d'affaires, qui se bat depuis plusieurs mois contre un cancer, ne se montre d'ailleurs pas très tendre avec François Hollande.

"Je résiste"

Selon lui, l'ancien chef de l'État "a voulu ériger cette affaire en symbole de son entreprise de démolition de l'action de son prédécesseur". "Le mobile de Hollande était très politique. Pourtant, Nicolas Sarkozy, qui n'a d'ailleurs jamais été cité et convoqué dans mon affaire, n'a fait qu'une chose: donner son accord à Christine Lagarde, alors ministre de l'Économie, pour que le dossier soit jugé par trois arbitres, choisis avec l'assentiment du consortium de réalisation (CDR), l'organisme chargé de gérer le passif du Crédit lyonnais", estime-t-il.

Il explique également avoir vu récemment François Hollande. "Il m'a souhaité un prompt rétablissement. Je lui ai répondu qu'il n'était pas complètement étranger à ma maladie", explique-t-il au Figaro. Quant à sa maladie, il affirme qu'il "résiste". "Je commence une nouvelle séquence de chimiothérapie ce mardi après-midi", précise-t-il au quotidien.

"Baby" : du très bon et du moins bon

mardi 27 mars 2018 à 13:32

THEATRE

« Baby » 

de Jane Anderson

Mise en scène : Hélène Vincent

Adaptation : Camille Japy

Avec Isabelle Carré, Camille Japy, Bruno Solo, Vincent Deniard et Cyril Couton

INFORMATIONS

Théâtre de l’Atelier

1 place Charles Dullin

75 018 Paris

Réservations : 01 46 06 49 24

                        www.theatre-atelier.com

Du mardi au samedi : 21h. Dimanche : 15h. 

Jusqu’au 12 mai

RECOMMANDATION

              BON

THEME

              Un intérieur étroit, le rangement n’y est pas la priorité.

On est dans une caravane, un jour d’été. Un couple, Al et Wanda. Ils sont jeunes, ils s’aiment, la femme attend son cinquième enfant. Elle dit penser à se faire stériliser. Le couple est pauvre, victime de la crise qui enfonce encore plus les « gens de peu » aux Etats-Unis... Et Wanda montre une coupure d’un journal à Al. Une petite annonce déroule une proposition : « Enceinte ? Couple marié, épanoui, cultivé et très à l'aise financièrement veut offrir à un enfant blanc en parfaite santé une vie heureuse. Différentes formes d'aides envisageables. Appeler en pcv ».

Arrive Rachel, la femme du couple riche parmi les riches de Los Angeles,  chez Al et Wanda. Choc de deux mondes, de deux cultures… Richard est resté à Los Angeles, occupé par le business, Rachel tente de faire bonne figure devant Al et Wanda, au moins pour qu’ils acceptent de lui confier leur enfant… 

Changement de décor : une chambre d’hôpital. Wanda met au monde son enfant, Rachel est toute excitée, Richard envisage avec son avocat comment se sortir des exigences (financières et matérielles) qu’impose Al. L’adoption prend alors des allures de marchandage… Richard s’interroge si, avec son avocat, ils ont choisi la bonne famille, et de leur côté, Al et Wanda se demandent s’ils doivent confier le nouveau-né à ce couple de Los Angeles qui n’est vraiment pas du même monde qu’eux…

POINTS FORTS

-Le texte de l’Américaine Jane Anderson (adapté élégamment par Camille Japy) pointe parfaitement le pour et le contre pour chacun des deux couples.

-Le décor hyper réaliste de la première partie de la pièce et celui extrêmement dépouillé et quasi glacial de la seconde.

-L’interprétation tout en nuances d’Isabelle Carré, parfaite dans le personnage de Wanda, représentante des « gens de peu ».

POINTS FAIBLES

-Le déséquilibre entre les deux parties de la pièce : la première dure presqu’une heure, la seconde à peine plus de trente minutes…

-La caricature tellement excessive de la femme riche, avec le personnage de Rachel, qu’elle lui fait perdre toute crédibilité.

EN DEUX MOTS

"Massif central" : tarabiscoté, un peu cérébral, mais un charme vénéneux

mardi 27 mars 2018 à 13:24

LIVRE

MASSIF CENTRAL

De CHRISTIAN OSTER

Editions de l’Olivier

156 pages

RECOMMANDATION

BON

THÈME

Paul, un ancien architecte en déroute, a vécu une histoire avec Maud qui a quitté Carl Denver pour lui.

Paul quitte à son tour Maud mais il est persuadé que Denver, personnalité inquiétante,  veut le tuer. Il fuit alors  dans le Massif central, sentant confusément l’homme à ses trousses. Errant chez des amis vagues puis se posant, au hasard, dans une auberge perdue, les faits lui donnent raison : plis anonymes et meurtre se succèdent sur ses pas alors qu’il ne sait pas lui-même où il se trouve.

POINTS FORTS

-        Une fable absurde qui se noue entre une quête de soi, la fuite de la réalité et un inquiétant polar

-        La menace de mort est diffuse mais on ignore si elle nait de la paranoïa de Paul ou si nous sommes en présence d’un véritable tueur. Elle sert de prétexte à une pérégrination qui illustre la  fuite d’une vie ratée.

-        On croise des personnages à la fois cocasses et inquiétants: un prothésiste dentaire qui fut inventeur de parapluie absorbant, un ami d’enfance qui vit dans un arbre, une lectrice compulsive à la dérive.

POINTS FAIBLES

-        Une écriture, totalement alambiquée avec des phrases interminables.  

-        Cela donne une  impression désagréable car on cherche inconsciemment à remettre les mots en ordre, mais peut-être cette sensation  est-elle liée au  climat inquiétant qui déstabilise le lecteur…

EN DEUX MOTS

Un roman complexe et tortueux à l’image de son écriture tarabiscotée. On se prend toutefois au jeu de cette errance géographique qui est aussi une recherche intérieure. Un climat inquiétant s’instaure et s’intensifie à chacune des étapes de Paul, et la traque, dont on doute parfois,  se déroule inextricablement en nous faisant toucher du doigt l’indiscernable psychologie du tueur pervers et déterminé.

Un roman, certes un peu cérébral, mais qui distille un charme vénéneux.

UN EXTRAIT

«  J’ai bifurqué. L’avantage des bifurcations, c’est qu’on peut se perdre. Au fond ça me convenait assez bien. Là, je me suis perdu par rapport à rien. Je ne savais pas où je voulais aller, je n’ai pas su non plus où j’arrivais. Aucune importance donc » page 98

L’AUTEUR

Christian Oster a débuté sa carrière littéraire en écrivant des polars pour le « Fleuve noir ». Il a publié ensuite chez « Minuit » et a été récompensé par le Prix Médicis en 1999 pour « Mon grand appartement ». Il publie désormais ses romans aux « Editions de l’Olivier » et –parallèlement- des contes pour enfants, peuplés de loups, d’ogres et de princesses  à « l’Ecole des Loisirs ».  

"Les bijoux de pacotille" : c'est pas du toc

mardi 27 mars 2018 à 13:15

THEATRE

"Les bijoux de pacotille"

de Céline Milliat Baumgartner
avec Céline Milliat Baumgartner
Mise en scène: Pauline Bureau

INFORMATIONS

"Les bijoux de pacotille"
Salle Roland Topor
ATTENTION: dernière, le 31 mars
Réservations:  www.theatredurondpoint.fr

                         01 44 95 98 21

2 bis avenue Franklin Roosevelt 75008 Paris

RECOMMANDATION
           EN PRIORITE

THEME 

Deux jeunes enfants sont gardés un soir par un baby-sitter pendant que leurs parents sortent dîner. Le lendemain matin, le baby-sitter est toujours là. Les parents ont eu un accident de voiture.

Celle-ci a pris feu et tout a brûlé. Il ne reste à la petite fille de 8 ans que deux bracelets de pacotille et une boucle d'oreille. 

Deux décennies plus tard, elle nous explique ce qu'elle a ressenti sur le moment et par la suite, nous confie ses trucs pour faire surface et nous fait partager ses souvenirs familiaux, sans tristesse ni regrets.

POINTS FORTS

- le texte, délicieux, qui mêle naïveté et une certaine forme de rouerie de l'enfance avec des réflexions d'adulte
- la présence extraordinaire de cette artiste avec son grand sourire désarmant, sa silhouette de gamine gracile, sa diction mélodieuse : elle prend son temps pour s'exprimer, entrecoupe son texte de jolis silences, semble réfléchir sur scène pour ne pas se tromper sur ce qu'elle va nous offrir, le tout accommodé d'une sacrée bonne dose d'humour
- curieusement, sur un sujet pareil, se dégage une belle sérénité ; pas de ton larmoyant, plutôt une volonté d'être heureuse
- on sent que la comédienne a fait de la danse, elle en a conservé la gestuelle gracieuse et la légèreté
- la mise en scène est époustouflante : un grand miroir penché sur tout le fond de la scène reflète la comédienne puis, lorsque l'on évoque le bord de mer, les vagues arrivent par ce miroir et continuent à rouler sur la scène, cela relève de la magie ; de même, lorsque la comédienne ouvre son carton de souvenirs, sur les contours de ce dernier se déroule un film d'enfance qui se reflète encore sur le miroir
- une idée originale de la mise en scène : lorsque la pièce commence, nous sommes dans le noir pendant que la comédienne entame son récit

POINTS FAIBLES
Nenni vous dis-je...

EN DEUX MOTS

Ces bijoux de pacotille sont en fait un petit bijou d'or pur.
C'est un merveilleux spectacle. L'auteur et interprète est touchante. Même à  plus de trente ans, elle garde un aspect enfantin et nous parle de ses parents avec drôlerie : elle évoque sa mère qui lui disait souvent "mais comment feras-tu quand on ne sera plus là ?" et qui, avant chaque voyage, avait la manie de rédiger un testament "au cas où", lubie reprise à son compte maintenant par sa fille. Cette mère qui reste "son modèle, l'original, l'idéal". Elle parle de son père en disant que "ses souvenirs sont sous terre" et que "son père s'évapore". C'est triste sans jamais être vraiment triste. L'aspect dramatique est suggéré mais tout est léger et fluide dans cette évocation. C'est une belle prouesse.

Christiane Taubira : "Plus on m'insultait, plus je rayonnais"

mardi 27 mars 2018 à 12:36

Avec Teddy Riner Marlène Schiappa ou encore Xavier Niel, Christiane Taubira sera une des personnalités de l'émission "Tous au tableau", dont la diffusion est prévue le 1er avril sur C8. Dans un extrait diffusé sur Twitter, on aperçoit en effet l'ancienne ministre de la Justice, interrogée par une élève qui lui raconte qu'elle a été victime d'insultes du fait de sa "maladie musculaire", et qui demande comment Christiane Taubira réagissait aux insultes racistes.

"D'abord il faut toujours savoir que ce n'est pas toi le problème, tu as une maladie, une difficulté… ce n'est pas toi le problème", indique l'ancienne garde des Sceaux. "Le problème c'est l'imbécile qui n'a rien compris et qui croit qu'il est autorisé à t'insulter", Ne te renferme pas sur toi-même, ne commence pas à douter de toi. Ne commence pas à souffrir. Moi les insultes, ca y allait ! Mais plus on m'insultait, plus je rayonnais."

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